Le guide conseil de l'eau chaude sanitaire
Bien choisir votre modèle de chauffe-eau électrique
1. Comment fonctionne un chauffe-eau ?
Réservoir doté d’un système de chauffage électrique, le chauffe-eau repose sur un principe d’accumulation d’eau chaude. Il se compose d’une cuve (émaillée, isolée), d’une résistance, d’un thermostat de régulation et d’une anode anticorrosion.
L’eau chaude (plus légère que l’eau froide) se trouve naturellement dans la partie haute du chauffe-eau, dont le réservoir est maintenu sous pression constante. Lorsque cette eau chaude est utilisée, de l’eau froide arrive dans la partie basse du chauffe-eau. Lorsque le thermostat détecte que l’eau stockée n’est plus à la température désirée, il déclenche la résistance pour chauffer l’eau. L’ajout d’un contacteur jour/nuit entre le chauffe-eau et le disjoncteur permet de s’adapter au tarif heures creuses / heures pleines, afin de limiter votre facture d’énergie.
2. L’élément chauffant : résistance blindée ou résistance stéatite ?
Il existe deux types de résistance :
La résistance « blindée » ou « thermo-plongée » : c’est la résistance standard. Généralement en acier inoxydable, elle est directement immergée dans l’eau. On parle alors de « chauffe-eau blindé ». Moins chère à l’achat, elle doit néanmoins faire l’objet d’un entretien régulier. En effet, lorsque l’eau est calcaire, le tartre se dépose sur la résistance et altère sa performance.
La
résistance stéatite : protégée par une enveloppe étanche, elle n’est
pas en contact direct avec l’eau et ne s’entartre pas. Autre avantage :
elle peut être changée aisément sans vidanger le chauffe-eau. Les
modèles dits « ACI » (Anti-Corrosion Intégrale) utilisent cette
résistance.
3. Anodes sacrificielles ou à courant imposé
La durée de vie d’un chauffe-eau dépend largement de l’anode (généralement en magnésium) qui les protège de la corrosion. Les anodes classiques sont appelées « sacrificielles », car elles attirent toute la corrosion, se désagrégeant au profit de la cuve. Elles doivent donc être changées régulièrement (tous les 5 à 10 ans environ). Les nouvelles anodes électriques en titane, dites « à courant imposé », sont couplées à un courant électrique qui empêche le phénomène ionique de corrosion. Elles ne nécessitent donc pas d’entretien et sont inusables.
4. Les différents modèles
Il existe sur le marché une grande variété de modèles, pour répondre à tous les besoins en termes de confort, de performance… et aux contraintes de place dans les petits logements. La conformité aux principaux labels (Promotelec notamment) représente une garantie sérieuse de qualité et de conformité aux normes.
Les chauffe-eau verticaux
Les modèles verticaux sont en général les plus performants, car la surface de contact entre eau chaude et eau froide y est réduite à l’intérieur de la cuve. Ils sont d’ailleurs les plus fréquents. On en distingue trois grands types :
- les appareils muraux (50 à 200 litres) peuvent être accrochés sur des murs porteurs par le biais de pattes de fixation.
- pour les plus gros appareils, ou en l’absence de mur porteur, vous pourrez opter pour un chauffe-eau mural sur trépied. Une seule fixation murale sera alors nécessaire pour assurer la stabilité de l’appareil.
- les plus grands appareils (jusqu’à 500 litres pour certains modèles) sont en général posés sur le sol – ce sont les modèles dits « verticaux sur socle ». Le raccordement à l’arrivée d’eau froide se fait alors par le côté, le socle permettant de laisser passer les canalisations sous le chauffe-eau.
Les chauffe-eau horizontaux
Le chauffe-eau horizontal est la solution idéale en cas de contraintes de volume - notamment lorsqu’il doit être installé dans une pièce à vivre ou un endroit de faible hauteur (un grenier, par exemple). Les différents modèles (de 75 à 200 litres en général) peuvent être posés au sol ou accrochés au mur. Certains modèles peuvent être accrochés au plafond.
5. Les « plus » des derniers modèles
Si vous avez acheté un chauffe-eau il y a quelques années, vous trouverez dans les derniers modèles des innovations importantes en matière de confort, de sécurité et de facilité d’installation. En voici quelques exemples :
Seuls les produits équipés d’un thermostat électronique assurent une température constante, avec un réglage au degré près, modifiable par l’utilisateur. La chauffe de l’eau se fait en continu jusqu’à atteindre la température souhaitée. Elle peut aussi être modulée par un contacteur jour/nuit afin de bénéficier des tarifs heures creuses, inférieurs d’environ 40%. Un thermostat électronique accroît en outre la longévité du chauffe-eau. A l’abri des dérèglements grâce au thermostat, les éléments du chauffe-eau ne subissent en effet pas les méfaits d’une chauffe excessive. La longévité du chauffe-eau est donc accrue. Attention : ce n’est pas le cas des thermostats mécaniques.
En matière de sécurité, certains appareils peuvent être couplés d’origine avec des limiteurs de température, afin d’éviter les risques de brûlures : certains modèles proposent une haute température de stockage (70°C, par exemple) ; à capacité de cuve égale, la quantité d’eau chaude disponible est alors plus grande – d’où un gain de place potentiel. En effet, pour obtenir une eau à 40°C au robinet, le volume nécessaire de cette eau à haute température est moindre. Cette eau est mitigée en sortie du chauffe-eau grâce au limiteur de température obligatoire.
Ex : Pour obtenir un bain de 100 litres à 37°C, on ne consomme dans ce cas, que 40 litres d’eau chaude (à 70°C) contre 44 litres d’eau chaude (à 65°C) sur un chauffe-eau classique, le volume restant étant de l’eau froide. Il s’agit de la notion de V40.
Les appareils « prêts-à-poser » en plus de proposer la haute température de stockage (70°C) intègrent un limiteur de température, un groupe de sécurité fourni et monté et un siphon directement intégré au capot pour une pose facile et plus rapide.
Enfin, les systèmes « anti-chauffe à sec » rendent impossible la mise en marche de l’appareil en l’absence d’eau.
Le groupe de sécurité :
On appelle « groupe de sécurité » la pièce mécanique destinée à recevoir l'arrivée d'eau froide. Il est équipé d'un clapet pour isoler l'arrivée d'eau (évitant le mélange eau chaude / eau froide), d'un robinet facilitant la vidange de la cuve, et d’une soupape de sécurité pour évacuer l'eau lors de la surpression provoquée par la dilatation de l'eau qui monte en température. En général, le groupe de sécurité n’est pas fourni avec le chauffe-eau (sauf "prêt-à-poser"). Il doit être conforme à la norme ND D 36-401.
Voir nos gammes de chauffe-eau


