La pollution intérieure sous bonne garde

Publié le 03 juin 2016 - Trucs et astuce

Tout le monde sait que l’air extérieur est trop souvent pollué… Mais on a tendance à penser que le simple fait de rentrer chez soi suffit pour nous protéger des substances toxiques… Hors il n’en est rien : les teneurs en polluants sont deux à cinq fois plus élevées dedans que dehors ! Le point sur un sujet de santé publique.

D'où vient la pollution intérieure ?

La pollution de l’air intérieur  n’est pas un phénomène récent : nos parents et nos grands-parents vivaient dans une atmosphère souvent très humide, enfumée à longueur de journée et les intoxications au monoxyde de carbone étaient fréquentes. Aujourd’hui le risque a changé de forme avec l’introduction massive de produits chimiques (aérosols, produits d’entretien ou de bricolage, peintures, cosmétiques, désodorisants, bougies,…), qui sont également des sources de la pollution de l’air , bien que moins dangereuses que celles du passé.

Les progrès de l'isolation ont également joué un rôle dans cette situation, en freinant les renouvellements d'air et la ventilation. Ainsi certaines substances naturelles - acariens ou résidus de poils d'animaux - qui étaient sans danger quand l'air circulait librement s'accumulent aujourd'hui et franchissent les seuils de nocivité.

Qualité de l'air et santé

La qualité de l'air intérieur respiré dans nos logements peut avoir des effets non négligeables sur notre confort et la santé de notre famille. Au menu : irritations des voies respiratoires, risques d'allergies, intoxications lentes comme le saturnisme, bien que cela reste rare. la dégradation de l'air intérieur serait l'une des causes majeures de l'augmentation du nombre d'asthmatiques : en France la prévalence de l'asthme a quadruplé en 30 ans, pour atteindre environ 13 % actuellement.

Par ailleurs les médecins généralistes diagnostiquent désormais un syndrome, baptisé SBS (Sick Building Syndrom, en français syndrome de l'immeuble malade) qui regroupe irritation du nez et des yeux, toux, sensation d'oppression thoracique, fatigue et maux de têtes.

C'est pourquoi il est important de bien ventiler sa maison. 

Comment mesurer la qualité de l'air intérieur ?

Le problème avec la pollution, c’est qu’on ne la détecte que lorsqu’elle devient trop importante pour nos organismes et qu’elle s’attaque à notre santé. En effet, même si cette pollution peut se présenter sous formes d’humidité ou de moisissure, la plupart des substances nocives sont invisibles et inodores!   Cependant, depuis quelques années on voit apparaître des objets connectés qui permettent de surveiller l’air ambiant et de réagir avant que les ennuis ne commencent. On trouve actuellement des petites stations de mesures qui analysent les composés organiques volatils (COV) présents dans notre intérieur (formaldéhyde, benzène,…) et qui nous alertent via smartphone en cas de dérapage. Sans être aussi précis, d’autres appareils sont encore plus simples d’utilisation à l’instar de ces clés USB où s’allument des diodes de couleurs différentes en fonction de la teneur en COV. Quand le feu passe à l’orange, il faut bien aérer la maison.

Sachez tout de même, qu’un système de VMC régule automatiquement votre aération et s’attaque ainsi à la pollution de votre logement, sans même que vous n’ayez besoin d’y penser !

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